Communication & collectif

Avoir raison ou défendre une opinion ?

Publié le 15 novembre 2025 · par Stéphane Poussard · 5 min de lecture

Politiques, culturels, idéologiques, religieux… tous ces débats relèvent très souvent de la même intention : « avoir raison », « convaincre », « défendre », « garantir », « être reconnu »… bref, obtenir une satisfaction ou une validation.

Que nous soyons dans le milieu professionnel ou le cadre privé, nos bonnes intentions sont fortement influencées par nos expériences et notre histoire. En atelier comme en entretien, il est très compliqué de faire comprendre que personne n'a accès à la vérité.

Une écoute active et un partage des représentations

Pour mieux gérer les rebonds, les débats sourds et infructueux ou les appropriations, il me paraît important de garder quelques règles à l'esprit :

  1. J'écoute mon interlocuteur, je ne lui coupe pas la parole, je ne saute pas sur ma première envie d'intervenir ; j'observe son non-verbal et je reste attentif à mes émotions. Je questionne, clarifie et reformule.
  2. Une fois mon interlocuteur écouté, je m'exprime en attendant de lui la même écoute.
  3. Vient le moment de partager nos convergences et divergences sans les juger : essayer de comprendre en empruntant les lunettes de l'autre — celles avec lesquelles il voit le monde et les autres. Le fameux « cadre de référence ».

Nous allons devoir nous entendre, nous accorder, et certainement renoncer à certaines de nos représentations individuelles.

Co-construire au service du collectif

Dans le monde professionnel, co-construire une représentation commune va nous permettre de construire une solution pour un objectif commun. Les désaccords sont admis, les malentendus clarifiés, les compromis indispensables.

Avoir raison et défendre une opinion ne sont alors plus des enjeux individuels, mais exclusivement des enjeux au service du collectif.

Je m'appuie souvent sur l'ICO d'un certain Will Schutz en préambule de ce type d'exercice. Il permet à chacun d'intégrer que nous sommes tous « importants », tous « compétents » et tous « aimables ».

Un dernier rappel autour des responsabilités : responsable de ses actes et de ses mots, et non de ceux des autres, avec toujours la bonne vieille roue de secours qu'est l'humilité ou les crises d'ego.

« Entre avoir raison et être heureux, j'ai fait mon choix. » — Thomas d'Ansembourg

Travailler la coopération

← Tous les articles